Chronique n° 21 : Klymt – What I Owe To Savages (Anesthetize Production, 2016)

Les baisers de Klymt

Première chronique de la saison, première découverte !

Fondé en 2004 à Rouen, l’ovni Klymt n’est donc pas tout à fait novice en la matière lorsqu’il s’agit d’éparpiller ses virulences percutantes et électriques à travers le paysage musical français.

Avec déjà une bonne demi-dizaine de références phonographiques à leur actif, ces trois normands nous présentent leur dernière production en date depuis « Head The Chief Moo Downtown » (Anesthetize, 2013). La nouveauté ici ? L’abolition de l’usage des vocodeurs, laissant place à une rudesse vocale dans sa forme la plus brute, la plus essentielle, la plus punk. Les guitares demeurent offensives, agressives, noyées au cœur d’une froideur synthétique quasi-glaciale, emportant tout sur son passage.

Dans une formule incantatoire à la croisée minutieuse du rock indé de Kasabian, des ballades méphistophéliques d’un Manson ou des vélocités grunge tout droit tirées de la scène de Seattle, le trio déverse une dark wave aux sonorités metal et industrielles, forte d’une orchestration directe et impeccable.

Le temps de 9 morceaux, prenez le temps d’apprécier l’œuvre de cette formation revigorante et singulière, qui depuis maintenant plus de dix ans s’époumone, avec force et vigueur, à rafraîchir la scène alternative en hexagone.

Rendez-vous à La Biscuiterie, le samedi 4 novembre à 20h30, pour les découvrir sur scène ! Le groupe de post punk Dear Deer partagera l’affiche avec eux, le temps d’un co-plateau redoutable ! (en coproduction avec Anesthetize Production)

Album complet ici

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Nouvelle rentrée, nouvelle formule !

Le blog de La Biscuiterie est de retour en ce mois de septembre, avec une toute nouvelle formule ! Si nous continuerons à y parler découvertes musicales ainsi qu’à y accueillir les entretiens réalisés avec différents musiciens, nous souhaitons élargir son offre et rendre davantage compte de l’activité quotidienne de la salle ! C’est pourquoi vous y trouverez également désormais un compte-rendu de nos diverses actions culturelles menées sur le territoire, des sujets dédiés à notre programmation, mais aussi un coup d’œil régulier sur les nouveautés à ne pas louper ainsi que des articles consacrés à la vie musicale castelle !

Le rendez-vous est donc pris, toutes les deux semaines dans un premier temps, avec, comme toujours, l’équipe qui vous partage ses coups de cœur du moment !

Et pour bien commencer l’année, découvrez le nouveau titre du phénomène israélien Asaf Avidan, véritable joyau chétif et frémissant, issu de « The Study On Falling », son prochain album à paraître le 3 novembre prochain. Un instant de grâce dont seul l’artiste a le secret. 

Chronique n°20 : Half Japanese – Heaven Sent (Emperor Jones, 1997)

À moitié japonais, 100% brillant

Pour notre vingtième chronique, revenons sur un album fêtant cette année ses vingt ans : Heaven Sent par Half Japanese, qui paru en marge des circuits de grande distribution et médiatisation traditionnels, a su néanmoins se faire une place de choix parmi la discothèque des amateurs de musique indé.

En réalité, au-delà de la simple chronique, l’anniversaire de cette sortie discographique est également l’occasion d’offrir une tribune plus générale à ce groupe à la singularité constante et coutumière, qui ne saurait être réduit à la brève évocation d’une seule de leurs productions. Continuer à lire … « Chronique n°20 : Half Japanese – Heaven Sent (Emperor Jones, 1997) »

Chronique n°19 : Cigarettes After Sex – Cigarettes After Sex (Partisan Records, 2017)

Sex, nicotine & rock ‘n’ roll

Originaire d’El Paso, au Texas, le groupe formé en 2008 par Greg Gonzalez aura attendu presque 10 ans avant de sortir son premier album, éponyme diront certains, homonyme corrigeront d’autres : Cigarettes After Sex.

Précédé néanmoins d’un EP il y a de ça quelques années, à savoir le très sobrement nommé I. (Spanish Prayers, 2012), ainsi que d’une série de singles entre temps, cette véritable entrée en matière ne vient que confirmer les aptitudes délicates et mélodiques d’une formation qu’il va falloir suivre de près, assurément. Continuer à lire … « Chronique n°19 : Cigarettes After Sex – Cigarettes After Sex (Partisan Records, 2017) »

Interview : Pumpkin & Vin’s Da Cuero, « Chopin, c’est super ! »

Pumpkin & Vin’s Da Cuero, respectivement Cécile Unia et Vincent Lepage, sont ce que l’on peut appeler de véritables partners in crime, à la ville comme à la scène. L’une est rappeuse, l’autre est beatmaker. Réunis, l’alchimie est parfaite, le beat est coriace et le verbe piquant. Partis depuis longtemps à l’assaut de la scène hip-hop française, les deux artistes sont bien résolus à renverser les stéréotypes ravageurs rattachés à ce genre plus complexe qu’il n’y paraît.

Entre concerts à travers la France et animation d’ateliers rap auprès des publics, la complicité de ces deux artistes n’a de cesse de porter les valeurs d’un rap qui leur sont chères. Accueillis pour la deuxième fois à La Biscuiterie au début du mois, ils ont accepté de répondre à quelques questions…
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Chronique n°18 : Juliette Armanet – Petite Amie (Barclay, 2017)

Pop miraculeuse

A travers la presse, qu’elle soit écrite ou télévisée, profane ou spécialisée, son nom est progressivement devenu omniprésent, voire quasi viral. Véritable phénomène du paysage musical francophone, impossible en effet de passer aujourd’hui à côté de Juliette Armanet, tant la jeune chanteuse n’a de cesse de faire parler d’elle et de son univers pastel et onirique, aux charmes étourdissants de simplicité et de maturité.

Avec « Petite Amie », l’auteure-compositrice-interprète lilloise présente son tout premier album, dans lequel elle se dévoile, avec humilité, à un public d’initiés en constante expansion. Continuer à lire … « Chronique n°18 : Juliette Armanet – Petite Amie (Barclay, 2017) »