Chronique n°18 : Juliette Armanet – Petite Amie (Barclay, 2017)

Pop miraculeuse

A travers la presse, qu’elle soit écrite ou télévisée, profane ou spécialisée, son nom est progressivement devenu omniprésent, voire quasi viral. Véritable phénomène du paysage musical francophone, impossible en effet de passer aujourd’hui à côté de Juliette Armanet, tant la jeune chanteuse n’a de cesse de faire parler d’elle et de son univers pastel et onirique, aux charmes étourdissants de simplicité et de maturité.

Avec « Petite Amie », l’auteure-compositrice-interprète lilloise présente son tout premier album, dans lequel elle se dévoile, avec humilité, à un public d’initiés en constante expansion.

Si la marque de ses aînées féminines, tout à fait revendiquées, que sont Véronique Sanson, France Gall ou même Mylène Farmer reste prégnante, certaines figures quant à elles davantage masculines telles que Christophe, Michel Berger, Daniel Balavoine voire William Sheller, viennent-elles aussi colorer le rétrofuturisme de ce disque épatant. Ainsi les retrouverez-vous d’abord au détour de son premier single, « L’Amour en Solitaire » dont les élégances mélodiques efficientes et raffinées en ont fait un titre incontournable ; mais également à travers « L’Indien », « Sous La Pluie », « Star Triste » ou encore « La Carte Postale », entre autres.

Plus que jamais déterminée, la musicienne embrasse la silhouette iconique d’une pop à la française, alors en plein renouveau depuis plusieurs années et poursuit son chemin, le cœur en arrière et le regard en avant. La grande tradition de la chanson pop en hexagone continue de tracer sa route agitée, novatrice et pétillante, ce qui, admettons-le, est une excellente nouvelle !

Du bout de ses dix doigts, Juliette Armanet caresse les touches de son piano et s’y promène d’un pas léger, en solitaire parfois, accompagnée sinon, étoffant alors plusieurs de ses créations de textures percussives et synthétiques, en témoignent par exemple « A La Folie », « Cavalier Seule », « A la Guerre Comme à l’Amour » et « Un Samedi Soir Dans l’Histoire ».

Jusqu’au bout, l’artiste continue d’éblouir son auditoire de sa nostalgie chic et audacieuse avec un titre comme « L’Accident », à l’écriture habile et délicate ainsi qu’à la nomenclature musicale saisissante de sensibilité, nous autorisant à la hisser, aux côtés d’« Alexandre » et de « Manque d’Amour », elles aussi parfaitement accommodées, au rang de meilleure piste de l’album.

Il y a de ça trois ou quatre ans, une jeune femme brillante et atypique se révélait au grand public et démarrait une ascension fulgurante, qui perdure encore aujourd’hui. Son nom, Héloïse Letissier, aussi connue sous le pseudonyme Christine & The Queens. Puissions-nous souhaiter à la toute aussi royale Juliette Armanet, un parcours lui aussi des plus lumineux.

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