[Hé Magazine – mars] : Inoubliables (presque) oubliées / Episode 2 : Maria Anna Mozart (1751-1829)

Au cours des prochains mois, La Biscuiterie vous propose de revenir sur les grandes figures féminines oubliées de l’histoire de la musique, afin de leur rendre, à son humble niveau, l’éclat de leur notoriété passée…

Episode 2 : Maria Anna Mozart, « A vous dirai-je maman, ce qui causa son tourment » (1751-1829)

Que l’on soit mordu de musique dite savante, amateur de belles mélodies mais aussi complètement hermétique à tout ce répertoire, il est impensable de ne pas connaître le grand Mozart, en tout cas au moins de nom. Wolfgang Amadeus Mozart, plus qu’un simple compositeur, reste aujourd’hui une icône, un repère historique, une institution.  De sa plus que célèbre 40ème Symphonie aux recoins les plus confidentiels de son œuvre, nous avons tous, au moins une fois dans notre vie, été confrontés à l’extraordinaire écriture de ce musicien de génie.

Mais talent, gloire et gratitude pour certains induisent inévitablement ombre impérieuse et mal de reconnaissance pour d’autres. Et parmi ces autres, c’est notamment la sœur aînée de la fratrie qui en paya le prix, le tout à une époque relativement obscure et atrocement misogyne en ce qui concerne la question, qui ne se posait d’ailleurs pas, de l’égalité des sexes.

Née 5 années avant son petit frère virtuose, Maria-Anna, surnommée Nannerl, apprendra le clavecin, puis le piano, dès l’âge de 7 ans, révélant rapidement une capacité d’apprentissage et d’interprétation tout à fait inouïe. Elle sera d’ailleurs très vite présentée  à travers l’Europe par son père Léopold, qui comme pour son fils quelques années plus tard, n’aura de cesse de faire briller sa progéniture auprès des cours viennoises ou parisiennes.

Néanmoins, le 18ème siècle détient son lot d’injustices que l’on connaît et en accord avec les us et coutumes de l’époque, la jeune femme dut rapidement cesser d’envisager une véritable carrière de musicienne, étant bientôt en âge de se marier. Continuant de voyager par moments avec son jeune frère, elle ne sera cependant plus autorisée à faire la démonstration de ses aptitudes musicales en public. Maria Anna Mozart sera mariée à un homme choisit pour elle par son père et, sans amour véritable pour ce dernier, elle tâchera de trouver le réconfort dans la musique, l’enseignant à Salzbourg jusqu’à sa mort, en 1829. 

Il n’existe aujourd’hui malheureusement plus aucune trace de ses compositions, celles-ci n’ayant jamais été conservées et encore moins publiées. Mais sa correspondance épistolaire avec Wolfgang fait état d’un frère élogieux et considérablement admiratif de son talent.

Une grande perte pour l’histoire de la musique et, c’est-là tout le drame, loin d’être isolée…

Article à retrouver dans le Hé Magazine – mars ainsi que sur la rubrique consacrée du blog !

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