[Hé Magazine – avril] : Inoubliables (presque) oubliées / Episode 3 : Edith Nylon ou Mylène Khaski ? Récit d’un voyage aller-retour vers les étoiles

Au cours des prochains mois, La Biscuiterie vous propose de revenir sur les grandes figures féminines oubliées de l’histoire de la musique, afin de leur rendre, à son humble niveau, l’éclat de leur notoriété passée…

Episode 3 : Edith Nylon ou Mylène Khaski ? Récit d’un voyage aller-retour vers les étoiles

A l’aube des années 80, Mylène Khaski avait tout pour devenir une vedette incontournable de la scène rock francophone. Le succès semblait en effet sourire à son groupe Edith Nylon, figure phare des années post-punk en hexagone ; une référence encore aujourd’hui pour les amateurs éclairés.

Avec un premier album bien vite écoulé à 30 000 exemplaires, plusieurs diffusions sur les ondes de RTL, une participation de Mick Jones et Topper Headon des Clash (rien que ça !) sur un deuxième disque, qui plus est enregistré aux studios Wessex à Londres ou encore un contrat chez CBS (filiale de Columbia Records), c’est peu dire que rien ne laissait présager une fin de carrière, musicale en tout cas, si brutale pour la jeune femme et ses acolytes. 

Créé au cours de l’année 1978, Edith Nylon rentre rapidement dans le monde pailleté du showbiz grâce à plusieurs concours de circonstances et rencontres fortuites, notamment celle avec Alain Maneval, alors animateur de l’émission punk Po-go chez Europe 1. Très vite, le groupe se fait une place de choix auprès de ses pairs de l’époque et signe deux albums plutôt bien accueillis. Multipliant les tournées, le quintet alors exclusivement constitué de lycéens, est en pleine ascension et ne vise plus qu’une chose : le disque d’or. Une aspiration malheureusement de courte durée, étant tous précipitamment dépassés par les événements et leur célébrité croissante. En effet, le rêve ne durera pas bien longtemps. Comme tout ce qui se précipite s’essouffle hâtivement et suite à une mésentente avec leur label, ce dernier mettra fin au contrat les liant en 1981.

Malgré une tentative de la part de certains membres, dont Mylène, de poursuivre l’aventure, celle-ci prendra pourtant véritablement fin en 1982, soit à peine 4 années après son commencement.

Il en faudra néanmoins bien plus à Mylène Khaski pour perdre son ambition dévorante et déposer les armes si facilement. Abandonnant certes sa casquette de rockeuse, c’est en véritable business woman qu’elle saura se reconvertir, rejoignant alors la direction d’une filiale d’un groupe suisse d’aviation, basée à Singapour et spécialisée dans les jets privés.

Encore aujourd’hui, l’ex-rockeuse ne regrette pour rien au monde son changement de vie radical et continue de s’épanouir dans un monde à des années-lumière de celui dans lequel elle a pu faire ses premiers pas, tout en pouvant continuer de s’enorgueillir d’avoir participé à la richesse d’une scène en plein boom, préfigurant ainsi les Rita Mitsouko ou autres Kas Product. Excusez du peu.

Article à retrouver dans le Hé Magazine – avril ainsi que sur la rubrique consacrée du blog !

 

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