[Hé Magazine – mai] : Inoubliables (presque) oubliées / Episode 4 : Francesca Caccini, prélude d’une histoire du lyrique au féminin (1587-1641)

Au cours des prochains mois, La Biscuiterie vous propose de revenir sur les grandes figures féminines oubliées de l’histoire de la musique, afin de leur rendre, à son humble niveau, l’éclat de leur notoriété passée…

Episode 4 : Francesca Caccini, prélude d’une histoire du lyrique au féminin (1587-1641)

Née à la fin du XVIème siècle d’une mère chanteuse, Lucia di Filippo Gagnolandi et d’un père compositeur florentin de renom, Giulio Caccini (au service de la célébrissime maison des Médicis), la jeune Francesca est immédiatement baignée dans l’art et la musique, qui colorent son quotidien dès sa plus tendre enfance.

Elle se frottera d’ailleurs très rapidement à l’apprentissage du chant, de la composition et de la théorie musicale mais également des instruments de musique, tels que le luth et le clavecin. Résolument brillante, c’est une enfant très éduquée, étudiant aussi bien l’harmonie que la philosophie ou la géométrie. Il faut dire que, proximité avec les Médicis oblige, l’entourage parmi lequel elle grandit reste principalement composé d’intellectuels et d’artistes de toutes disciplines confondues (littérature, peinture, musique, etc.).

A l’âge de 13 ans, elle participe à l’interprétation de deux représentations d’un spectacle composé par son père, à l’occasion du mariage entre Marie de Médicis et Henri IV. Elle rejouera devant le roi de France quelques années plus tard, où interprétant un répertoire de chansons françaises, elle saura une fois de plus convaincre et séduire son auditoire.

Il faudra néanmoins attendre son vingtième printemps pour que la jeune fille soit engagée comme musicienne, sous l’autorité du Grand-duché de Toscane, avant qu’elle n’épouse Giovanni Battista Signorini en novembre 1607. De cette union naîtra une fille, Margherita. Désormais au service de Catherine de Lorraine, Francesca Caccini produira de courts spectacles et publiera même en 1618 un recueil : Il primo libro delle musiche a una, e due voci. Elle donnera enfin naissance à un second enfant, Tommaso, issu d’un deuxième mariage avec un certain Tommaso Raffaelli, suite au décès de son précédent mari.

Incontestablement moderne et au fait des tendances musicales de son époque, cette musicienne épatante a su tout au long de sa vie coucher sur papier des partitions soignées et inspirées, aux mélodies tout à fait sensibles et délicieuses. Et puis, ce n’est pas rien de le rappeler, la maestra demeure probablement la première femme de l’histoire de la musique à avoir composé un opéra. En un mot : bravissimo !

Article à retrouver dans le Hé Magazine – mai ainsi que sur la rubrique consacrée du blog !

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