Interview : À travers la France, Billet d’Humeur s’agite et montre la « voix »

Billet d’Humeur, ce sont quatre jeunes musiciens : Allan et Brice, frères jumeaux (25 ans), Davy (26 ans) et enfin Jean-Baptiste (27 ans). Se qualifiant de groupe électro-pop vocal, les trois premiers chantent en français sur des instrumentales 100 % vocales. Dernier arrivé en date, Jean-Baptiste apporte sa touche électronique aux compositions du quatuor meldois.

Tantôt installés dans le métro parisien, tantôt encensés au détour de scènes prestigieuses, notamment dernièrement aux Solidays dont ils furent la révélation 2016, Billet d’Humeur répand depuis plusieurs années ses mélodies apprêtées avec entrain et félicité, à travers le pays. Continuer à lire … « Interview : À travers la France, Billet d’Humeur s’agite et montre la « voix » »

Publicités

Chronique n°9 : Gérard Depardieu & Gerard Daguerre – Depardieu chante Barbara (Because Music, 2017)

D’un séjour sur l’île aux mimosas…

Vingt ans déjà que celle que l’on appelait « La dame en noir » s’est faite emporter par la maladie. Elle qui avait tant chanté la tragédie humaine, la douleur, le chagrin d’amour ou la mort, s’est éteinte à l’âge de 67 ans, laissant la chanson française tristement orpheline.

Mais la poésie de Barbara quant à elle, féroce et passionnée, n’a jamais cessé de hanter les partitions des auteurs-compositeurs-interprètes qui se risquent depuis à marcher dans ses pas tout aussi majestueux qu’intimidants.  Continuer à lire … « Chronique n°9 : Gérard Depardieu & Gerard Daguerre – Depardieu chante Barbara (Because Music, 2017) »

Interview : les bohémianismes musicaux de Carmen

Carmen, « le groupe, pas l’opéra » comme ses membres se plaisent à le rappeler, est bien loin d’être un simple pastiche de l’œuvre de Bizet.

Cultivant une identité qui lui est propre sans pour autant renier l’enseignement de ses aînés, le quintet constitué de Maï Mismetti (chant, flûte, clarinette), Basile Théoleyre (chant, trompette, accordéon), Maxime Roman (guitare, pandero), Thomas Hugenel (basse, contrebasse) et Benjamin Colin (batterie, percussions), est aujourd’hui en pleine structuration esthétique.    Continuer à lire … « Interview : les bohémianismes musicaux de Carmen »

Chronique n°8 : Artistes divers – The Late Great Daniel Johnston : Discovered Recovered (Gammon Records, 2004)

Diamonds are forever

Du clivage au brillantage, telle est la formule qui pourrait décrire le processus de la compilation The Late Great Daniel Johnston, Discovered Covered tant l’assimilation à un taillage de diamants semble appropriée pour exprimer le travail de chacun des participants au projet.

Tom Waits, Eels, Sparklehorse, Teenage Fanclub, Jad Fair, Beck, Guster, M.Ward,… les artistes figurant au tracklisting de l’album se prêtent à l’exercice stimulant de modelage à partir de titres pour la plupart issus des premiers enregistrements du grand Daniel Johnston, pour une raison évidente : l’absence totale de travail de post-production sur le répertoire de cette époque. Continuer à lire … « Chronique n°8 : Artistes divers – The Late Great Daniel Johnston : Discovered Recovered (Gammon Records, 2004) »

Chronique n°7 : Alvvays – Alvvays (Transgressive Records, 2014)

Lueur d’été saturnienne

Originaire de Toronto, le groupe Alvvays sort son premier album en 2014, sobrement intitulé Alvvays. Très rapidement encensé par le public comme par la presse, c’est donc de façon unanime qu’il convainc grâce à une musique solaire aux accents parfois élégiaques ainsi que par sa fine fragrance de sable chaud, la brise légère et rafraîchissante qui s’en dégage et surtout l’onirisme profond de chacune de ses déclamations.  Continuer à lire … « Chronique n°7 : Alvvays – Alvvays (Transgressive Records, 2014) »

Interview : de Blonde Redhead à Georges Brassens, le microcosmos de June Bug

June Bug est un duo lillois de musique folk, au sens large du terme, puisque le couple se revendique aussi bien affilié à une certaine scène rock, électro voire à une esthétique dite lo-fi, qu’à une pratique d’inspiration davantage traditionnelle.

Un soupçon de Moriarty, des guitares flirtant avec le noise de Sonic Youth et une écriture rappelant parfois celle des Moldy Peaches, June Bug semble avoir aujourd’hui trouvé son équilibre, faisant de ce curieux mélange un assemblage des plus réjouissants. Continuer à lire … « Interview : de Blonde Redhead à Georges Brassens, le microcosmos de June Bug »

Chronique n°6 : Wax Fang – La La Land (Don’t Panic Records, 2007)

Lost In Space

S’il est un « groupe » qui semble disperser ses productions avec précaution et parcimonie, c’est bien Wax Fang. Né au début des années 2000 à Louisville, Kentucky, c’est principalement autour d’un binôme de multi-instrumentistes qu’il s’est construit : nous retrouvons alors Scott Carney (dans un premier temps d’ailleurs seul aux commandes) à la voix, guitare, claviers ainsi qu’aux percussions, puis Jacob Heustis à la basse, aux claviers et aux chœurs. Sur scène, Kevin Ratterman est derrière les fûts et assure une partie des synthétiseurs. Continuer à lire … « Chronique n°6 : Wax Fang – La La Land (Don’t Panic Records, 2007) »