Chronique n°7 : Alvvays – Alvvays (Transgressive Records, 2014)

Lueur d’été saturnienne

Originaire de Toronto, le groupe Alvvays sort son premier album en 2014, sobrement intitulé Alvvays. Très rapidement encensé par le public comme par la presse, c’est donc de façon unanime qu’il convainc grâce à une musique solaire aux accents parfois élégiaques ainsi que par sa fine fragrance de sable chaud, la brise légère et rafraîchissante qui s’en dégage et surtout l’onirisme profond de chacune de ses déclamations.  Continuer à lire … « Chronique n°7 : Alvvays – Alvvays (Transgressive Records, 2014) »

Interview : de Blonde Redhead à Georges Brassens, le microcosmos de June Bug

June Bug est un duo lillois de musique folk, au sens large du terme, puisque le couple se revendique aussi bien affilié à une certaine scène rock, électro voire à une esthétique dite lo-fi, qu’à une pratique d’inspiration davantage traditionnelle.

Un soupçon de Moriarty, des guitares flirtant avec le noise de Sonic Youth et une écriture rappelant parfois celle des Moldy Peaches, June Bug semble avoir aujourd’hui trouvé son équilibre, faisant de ce curieux mélange un assemblage des plus réjouissants. Continuer à lire … « Interview : de Blonde Redhead à Georges Brassens, le microcosmos de June Bug »

Chronique n°6 : Wax Fang – La La Land (Don’t Panic Records, 2007)

Lost In Space

S’il est un « groupe » qui semble disperser ses productions avec précaution et parcimonie, c’est bien Wax Fang. Né au début des années 2000 à Louisville, Kentucky, c’est principalement autour d’un binôme de multi-instrumentistes qu’il s’est construit : nous retrouvons alors Scott Carney (dans un premier temps d’ailleurs seul aux commandes) à la voix, guitare, claviers ainsi qu’aux percussions, puis Jacob Heustis à la basse, aux claviers et aux chœurs. Sur scène, Kevin Ratterman est derrière les fûts et assure une partie des synthétiseurs. Continuer à lire … « Chronique n°6 : Wax Fang – La La Land (Don’t Panic Records, 2007) »

Chronique n°5 : Les Wampas – Evangelisti (Verycords, 2017)

L’évangile selon Didier Wampas

Déjà plus de deux ans que les ambassadeurs du yéyé-punk à la française ont sorti leur onzième album studio, au titre, souvenons-nous, des plus évocateurs : « Les Wampas Font La Gueule » (Verycords, 2014).

Mais le roi Didier et ses sujets semblent s’être depuis attendris, ou du moins, font désormais (fausse) bonne figure avec « Evangelisti » (en référence au jouteur de Sète, Aurélien Evangélisti), dernier coup de poing du quintet sur le royaume, à son goût un peu trop édulcoré, du rock gaulois ; royaume dont la régence qui leur a été accordée s’appuie sur une légitimité d’essence on ne peut plus populaire et se voit donc difficilement, si ce n’est impossiblement, discutable. Continuer à lire … « Chronique n°5 : Les Wampas – Evangelisti (Verycords, 2017) »

Chronique n°4 : La Féline – Triomphe (Kwaidan Records, 2017)

L’art de la victoire modeste

Trois ans après «Adieu l’Enfance» (Kwaidan Records, 2014), la divine et redoutable Féline continue d’assouvir son appétit musical carnassier avec «Triomphe», véritable joyau phonographique serti d’une pop satinée toujours un peu plus délicate et ravageuse.

En effet, au fil des ans, le projet d’Agnès Gayraud n’a rien perdu de sa superbe et bien au contraire, continue de révéler, petit à petit, ses différents éclats. Continuer à lire … « Chronique n°4 : La Féline – Triomphe (Kwaidan Records, 2017) »

Chronique n°3 : PWR BTTM – Ugly Cherry (Father / Daughter Records, 2015)

« Là, tout n’est que (dés)ordre et beauté, luxe, lascivité et volupté »

PWR BTTM. C’est au dos de cet acronyme un tantinet barbare (dont la connotation sexuelle ne se manifeste bien entendu qu’une fois le mystérieux sigle dévoilé) que se cache l’une des découvertes rock les plus réjouissantes de ces deux dernières années, incarnée par deux jeunes multi-instrumentistes new-yorkais : Liv Bruce et Ben Hopkins.

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Interview : voyage spatiotemporel au cœur des 80’s, avec Olivier Clargé

Olivier Clargé, alias DJ Moulinex, est un habitué des dj set aux couleurs musicales tout aussi modernes que classiques, voire parfois insolites. Invité par La Biscuiterie le 25 novembre dernier, il lui a été demandé de bouleverser ses habitudes afin de ne revisiter qu’un seul et même répertoire spécifique le temps d’une soirée : celui des années 80… Retour sur un véritable phénomène socioculturel.
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