Interview : de Blonde Redhead à Georges Brassens, le microcosmos de June Bug

June Bug est un duo lillois de musique folk, au sens large du terme, puisque le couple se revendique aussi bien affilié à une certaine scène rock, électro voire à une esthétique dite lo-fi, qu’à une pratique d’inspiration davantage traditionnelle.

Un soupçon de Moriarty, des guitares flirtant avec le noise de Sonic Youth et une écriture rappelant parfois celle des Moldy Peaches, June Bug semble avoir aujourd’hui trouvé son équilibre, faisant de ce curieux mélange un assemblage des plus réjouissants. Continuer à lire … « Interview : de Blonde Redhead à Georges Brassens, le microcosmos de June Bug »

Chronique n°6 : Wax Fang – La La Land (Don’t Panic Records, 2007)

Lost In Space

S’il est un « groupe » qui semble disperser ses productions avec précaution et parcimonie, c’est bien Wax Fang. Né au début des années 2000 à Louisville, Kentucky, c’est principalement autour d’un binôme de multi-instrumentistes qu’il s’est construit : nous retrouvons alors Scott Carney (dans un premier temps d’ailleurs seul aux commandes) à la voix, guitare, claviers ainsi qu’aux percussions, puis Jacob Heustis à la basse, aux claviers et aux chœurs. Sur scène, Kevin Ratterman est derrière les fûts et assure une partie des synthétiseurs. Continuer à lire … « Chronique n°6 : Wax Fang – La La Land (Don’t Panic Records, 2007) »

Chronique n°5 : Les Wampas – Evangelisti (Verycords, 2017)

L’évangile selon Didier Wampas

Déjà plus de deux ans que les ambassadeurs du yéyé-punk à la française ont sorti leur onzième album studio, au titre, souvenons-nous, des plus évocateurs : « Les Wampas Font La Gueule » (Verycords, 2014).

Mais le roi Didier et ses sujets semblent s’être depuis attendris, ou du moins, font désormais (fausse) bonne figure avec « Evangelisti » (en référence au jouteur de Sète, Aurélien Evangélisti), dernier coup de poing du quintet sur le royaume, à son goût un peu trop édulcoré, du rock gaulois ; royaume dont la régence qui leur a été accordée s’appuie sur une légitimité d’essence on ne peut plus populaire et se voit donc difficilement, si ce n’est impossiblement, discutable. Continuer à lire … « Chronique n°5 : Les Wampas – Evangelisti (Verycords, 2017) »

Chronique n°4 : La Féline – Triomphe (Kwaidan Records, 2017)

L’art de la victoire modeste

Trois ans après «Adieu l’Enfance» (Kwaidan Records, 2014), la divine et redoutable Féline continue d’assouvir son appétit musical carnassier avec «Triomphe», véritable joyau phonographique serti d’une pop satinée toujours un peu plus délicate et ravageuse.

En effet, au fil des ans, le projet d’Agnès Gayraud n’a rien perdu de sa superbe et bien au contraire, continue de révéler, petit à petit, ses différents éclats. Continuer à lire … « Chronique n°4 : La Féline – Triomphe (Kwaidan Records, 2017) »

Chronique n°3 : PWR BTTM – Ugly Cherry (Father / Daughter Records, 2015)

« Là, tout n’est que (dés)ordre et beauté, luxe, lascivité et volupté »

PWR BTTM. C’est au dos de cet acronyme un tantinet barbare (dont la connotation sexuelle ne se manifeste bien entendu qu’une fois le mystérieux sigle dévoilé) que se cache l’une des découvertes rock les plus réjouissantes de ces deux dernières années, incarnée par deux jeunes multi-instrumentistes new-yorkais : Liv Bruce et Ben Hopkins.

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Interview : voyage spatiotemporel au cœur des 80’s, avec Olivier Clargé

Olivier Clargé, alias DJ Moulinex, est un habitué des dj set aux couleurs musicales tout aussi modernes que classiques, voire parfois insolites. Invité par La Biscuiterie le 25 novembre dernier, il lui a été demandé de bouleverser ses habitudes afin de ne revisiter qu’un seul et même répertoire spécifique le temps d’une soirée : celui des années 80… Retour sur un véritable phénomène socioculturel.
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Chronique n°2 : The Pirouettes – Carrément Carrément (Kidderminster Records, 2016)

Mélodie soupirante d’une romance synthétique

Ces derniers temps, la presse spécialisée nationale semble n’en avoir que pour La Femme, sextuor ovationné tel l’enfant prodige du rock français et régulièrement sacré digne héritier d’une cold wave en pleine régénération. Pourtant, les six acolytes sont loin d’être les seuls à revendiquer cette filiation post punk et nombreux sont les groupes qui, depuis quelques années, pullulent et envahissent la scène nationale de leurs arrangements modernistes, à l’image de Lescop, Granville, Aline ou encore Pendentif.

Mais à cet inventaire commence à systématiquement se greffer le nom de The Pirouettes, duo de deux très jeunes annéciens (22 et 23 ans) qui avec « Carrément Carrément » nous gratifie de savoureuses compositions au charme certain, découlant d’une écriture sophistiquée et faussement néophyte. Continuer à lire … « Chronique n°2 : The Pirouettes – Carrément Carrément (Kidderminster Records, 2016) »